Nouvelles du ciel
Il existe des tas de nuages et la plupart ont été recensés, nommés et reconnus par les météorologistes depuis de très nombreuses années. Dès l’an 3000 avant Jésus-Christ, Nei Tsing Sou Wen a fait les premières prévisions météo ! On se demande d’ailleurs comment cela était possible…
Alors, évidemment, il est plutôt difficile d’imaginer qu’il y ait, aujourd’hui, dans les nuages, des phénomènes que les scientifiques n’aient jamais rencontré.
Tu as certainement déjà entendu parler du ciel de traine… Tu connais surement les stratus, les cumulus, les cumulonimbus… Alors, qu’est-ce que je vais pouvoir t’apprendre de plus ?
L’Asperatus fait beaucoup parler de lui, actuellement. C’est le nuage que tu vois en photo, là-haut, et que certains chercheurs ont décidé de baptiser de ce nouveau nom. Pour eux, ce nuage n’existait pas, ne fait partie d’aucune famille connue.
En réalité, une autre partie des chercheurs disent qu’il s’agit tout simplement de nuages déjà connus mais déformés par des turbulences plutôt exceptionnelles. C’est le point de vue de Jean-Pierre Chalon, conseiller scientifique à Météo France qu’Ecolokid a voulu joindre pour l’occasion :
« Il y a des milliers de possibilités de structure de nuages : on dénombre 10 genres, 14 espèces, 9 variétés, ce à quoi il faut ajouter ce qu’on appelle des “particularités”.
Chaque nuage est donc unique car peut être déterminé par un nombre très élevé de critères. Cette perturbation là, certainement causée par la présence d’un territoire à relief et de forts vents, ne peut pas constituer en soi un “nouveau nuage”, ni un genre, une espèce ou une variété. À la rigueur, une particularité.
Ainsi, chaque nuage présente une forme et des caractéristiques qui s’expliquent par la structure verticale de l’atmosphère et la combinaison d’éléments dynamiques du contexte. J’ajoute qu’en aucun cas ces formations peuvent être expliquées en faisant appel à des hypothèses liées au réchauffement climatique.
À vue d’oeil, ce nuage pourrait être classé dans le genre altocumulus (en moyenne altitude, avec une allure un peu empaquée) ou altostratus.
De telles ondulations le rapportent aux variétés “undulatus” ou “lanticularis”. Le fait qu’il ait ce genre de mamelles le rapporte à la particularité appelée “mamma”.
Mais s’appuyer sur ce genre de photographies est insuffisant et ne relève de la démarche scientifique : il faudrait élucider les conditions photographiques, les conditions météorologiques (pour bien comprendre la physique en contexte), la stabilité de l’atmosphère, et plus généralement, si l’on a fréquemment ces formes dans les nuages. »
Quoi qu’il en soit, Ecolokid suit cette affaire intrigante de près et mène l’enquête… Promis, tu sauras tout !
N’hésite pas à m’écrire pour me dire ce que tu penses de ce nuage !







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